Surnaturel

« Ils étaient dans le plus grand étonnement, et disaient : Il fait tout à merveille ; même il fait entendre les sourds, et parler les muets. » LA BIBLE – Évangile de Marc 7.37

Dans le récit des évangiles, ce qui a précédé la naissance du Christ, les actes qu’il a fait durant sa vie, et ce qui a suivi sa mort, n’ont rien de commun. Pour certains, ce surnaturel justifie leur incrédulité… Mais c’est justement ce doute-là qui devrait les faire croire en Christ comme étant véritablement Dieu ! Si, au contraire, on nous racontait que Christ, de sa naissance à sa mort, a vécu dans les limites du naturel ; il serait vraisemblable de douter de sa divinité en l’absence de ses effets ! Mais son vécu dépasse le domaine du naturel et appelle à la foi qui dépasse l’entendement.

C’est parce que la vie de Christ n’est pas comme les autres que l’on doit arriver à la conviction qu’il est Dieu ! Considérez sa naissance surnaturelle, la sagesse de ses discours pour un simple fils de charpentier, ses actions miraculeuses qui guérissaient les incurables jusqu’à redonner la vie aux morts, sa parole qui commandait les éléments, sa résurrection annoncée par avance et attestée par les premiers témoins… Si Jésus est Dieu, tous ces miracles sont plutôt cohérents, non ?

Convenez que les effets attestent la cause… Prenez les yeux de la foi, vous verrez que ce qui vous fait encore douter, est exactement ce qui devrait vous faire croire !

Dominique MOREAU (avec permission)

Partageons !

« Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule : Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » LA BIBLE – Évangile de Luc 12.13

Suite à une dispute de partage, Jésus raconte la parabole d’un homme riche dont ses terres avaient beaucoup rapporté : Ses greniers étaient trop petits (ou encore remplis peut-être) et il s’inquiétait de savoir comment placer sa nouvelle récolte : Que ferai-je ? Ses yeux ne voyaient que le blé, et non pas Dieu de qui il a tout reçu ! Il ne voyait pas non plus les indigents, semble-t-il… Son souci n’était ni Dieu, ni son prochain. Son projet de vie était de s’enrichir toujours plus. Or cette nuit-là, Dieu le rappela à lui et au jugement de son âme auquel il ne s’était pas préparé !

Ici, Jésus ne condamne pas un voleur, ni le revenu honnête d’un travailleur. Mais il accuse celui qui ne partage pas, celui qui est charnel et asservi à ses biens ! Sommes-nous riches d’égoïsme ou de générosité ? Le psaume de David avertit (1) : Quand les richesses augmentent, n’y attachez pas votre cœur !

Un dépôt immobilisé est inutile. Ne devenons pas l’insensé qui est nommé comme tel dans la parabole. Partageons ce que nous avons reçu d’en-bas et d’en-haut !

N’élargissons pas des greniers pour notre avarice mais élargissons plutôt notre cœur… Basile le Grand ajoutait (2) : « Tu as comme greniers, si tu le veux, le ventre des pauvres. » Partageons ce que Dieu nous donne.

(1) Psaume 62.11        (2) Basile de Césarée, Homélie n°6, sur l’avarice, chap. 6