Partageons !

« Quelqu’un dit à Jésus, du milieu de la foule : Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. » LA BIBLE – Évangile de Luc 12.13

Suite à une dispute de partage, Jésus raconte la parabole d’un homme riche dont ses terres avaient beaucoup rapporté : Ses greniers étaient trop petits (ou encore remplis peut-être) et il s’inquiétait de savoir comment placer sa nouvelle récolte : Que ferai-je ? Ses yeux ne voyaient que le blé, et non pas Dieu de qui il a tout reçu ! Il ne voyait pas non plus les indigents, semble-t-il… Son souci n’était ni Dieu, ni son prochain. Son projet de vie était de s’enrichir toujours plus. Or cette nuit-là, Dieu le rappela à lui et au jugement de son âme auquel il ne s’était pas préparé !

Ici, Jésus ne condamne pas un voleur, ni le revenu honnête d’un travailleur. Mais il accuse celui qui ne partage pas, celui qui est charnel et asservi à ses biens ! Sommes-nous riches d’égoïsme ou de générosité ? Le psaume de David avertit (1) : Quand les richesses augmentent, n’y attachez pas votre cœur !

Un dépôt immobilisé est inutile. Ne devenons pas l’insensé qui est nommé comme tel dans la parabole. Partageons ce que nous avons reçu d’en-bas et d’en-haut !

N’élargissons pas des greniers pour notre avarice mais élargissons plutôt notre cœur… Basile le Grand ajoutait (2) : « Tu as comme greniers, si tu le veux, le ventre des pauvres. » Partageons ce que Dieu nous donne.

(1) Psaume 62.11        (2) Basile de Césarée, Homélie n°6, sur l’avarice, chap. 6

Nous ajouter…

« C’est une parole certaine et entièrement digne d’être reçue, que Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont je suis le premier. » LA BIBLE – 1 Timothée 1.15

Un et un restent « un et un » si je prends ces données qu’à titre indicatif… Mais généralement, un esprit éveillé les ajoute pour en faire deux !

Si nous lisons les évangiles comme une information, sans nous ajouter aux hommes pécheurs, nous nous privons de la portée du message de Christ. Détachés, nous considérons les autorités juives et romaines comme les seules responsables de la crucifixion de Jésus. Nous identifions uniquement la foule excitée de Jérusalem, criant : Crucifie-le, comme déterminante dans la décision de Pilate. Et nous pensons que, sur la croix, Jésus ne s’adressait qu’aux hommes de son époque, quand il disait : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font

Mais, si notre esprit s’éveille à la lecture de la Bible, nous nous ajoutons aux hommes pécheurs ! Nous partageons la culpabilité de cette foule réclamant la mise à mort d’un innocent. Nous nous incluons dans le besoin d’être pardonnés et sauvés de nos péchés par Jésus crucifié. Face à l’évangile, nous ne nous considérons plus comme des spectateurs innocents.

À l’écoute des paroles de Christ, celui qui s’ajoute au premier rang des pécheurs sera sauvé. C’est une parole certaine, aussi vraie que un et un font deux !

Dominique MOREAU (avec permission)